Quelques chiffres

La persévérance scolaire, c’est un processus!

La persévérance scolaire vise à encourager la poursuite d’un programme d’études en vue de l’obtention d’un diplôme ou d’une qualification. 

Un environnement propice, des modèles positifs et inspirants, un réseau de soutien et des services de qualité (santé, services de garde, bibliothèques, parcs, aires de jeu, écoles, centres communautaires, etc.) contribuent au bon développement des jeunes. 
 



Le cumul de plusieurs facteurs de risque augmente la probabilité qu’un jeune abandonne ses études. Il existe quatre grandes catégories de déterminants : 

Facteurs familiaux 

Valorisation de l’éducation et encadrement parental. 

Facteurs personnels

Comportements sociaux, amis, activité physique, estime de soi, conciliation travail-études, sentiment dépressif, rendement scolaire, motivation scolaire et aspirations professionnelles. 

Facteurs scolaires 

Relation avec l’enseignant, climat de l’école et soutien aux élèves en difficulté. 

Facteurs sociaux (liés à la communauté) 

Quartier de résidence et voisinage : installations sportives, accès à la bibliothèque et ressources accessibles pour du soutien. 
 



Les impacts économiques du décrochage scolaire 1

  • Une diminution marquée de l’espérance de vie de 7 ans;
  • 1,7 fois plus de risques de faire partie de la population carcérale;
  • 2,1 plus de chômage chez les personnes qui n’ont pas de diplôme;
  • Chez les sans diplôme, nous notons une forte réduction de la participation aux différents espaces démocratiques. 

En 2009, le Groupe d’action sur la persévérance et la réussite scolaires proposait au gouvernement de se doter d’un objectif ambitieux pour l’époque, soit de faire passer le taux de diplomation des jeunes avant l’âge de 20 ans à 80 % d’ici 2020. Nous avons collectivement travaillé à faire augmenter la diplomation. Ainsi, bon, mal an, nous avons fait un bon de 10 points de pourcentage depuis 2009. Nous sommes près de notre objectif, mais tous doivent redoubler d’efforts pour l’atteindre, voire le dépasser.

Groupe d’action sur la persévérance et la réussite scolaires au Québec (2009). Rapport Savoir pour pouvoir.
 



Le Québec scolaire en quelques chiffres 2

Nombre d’élèves au Québec :
424 156

Taux de décrochage scolaire en 2013-2014 pour le réseau public :
GARÇONS : 19,8 %
FILLES : 12,6 %
TOTAL : 16,2 %

Taux de diplomation après 7 ans, en 2015, pour le réseau public :
GARÇONS : 69,6 %
FILLES : 80,6 %
TOTAL : 74,9 %

2  Source: MEES, GIR, DGS, DIS, Portail informationnel, système Charlemagne, lecture des données au 2015-08-06, novembre 2015. ​​​​​​



Qui sont les décrocheurs? 3

Les chercheurs en psychoéducation Michel Janosz et Marc Le Blanc, de l’Université du Québec à Montréal, ont établi en 1997 une typologie des décrocheurs potentiels. La présente typologie compte quatre types de décrocheurs : inadaptés, discrets, désengagés et sous-performants. Voici les quatre profils de décrocheurs potentiels :


Les discrets (40 %)

  • Ils proviennent de milieux socioéconomiques plutôt défavorisés; 
  • Ils aiment l’école et ne présentent aucun problème de comportement; 
  • Ils se disent engagés dans leur scolarisation; 
  • Leur rendement scolaire est faible. 

Les inadaptés (40 %)

  • Ils se distinguent par leurs échecs scolaires; 
  • Ils présentent des problèmes de comportement; 
  • Ils ont des habitudes de vie néfastes et proviennent d’un milieu familial difficile. 

Les désengagés (10 %)

  • Ils ne présentent aucun problème de comportement et leurs résultats sont dans la moyenne; 
  • Ils se disent désengagés par rapport à leur scolarisation. 

Les sous-performants (10 %)

  • Ils sont désengagés et en situation d’échec à l’école; 
  • Ils ne présentent aucun problème de comportement. 

3 Janosz, M. et coll., La typologie des décrocheurs potentiels : dépistage et interventions différentielles pour prévenir le décrochage scolaire (présentation PowerPoint d’Isabelle Archambault), Groupe de recherche sur les environnements scolaires, Université de Montréal, mai 2006, 36 p.
 



Quelques bons coups? 

  • Depuis 2009, plus de 2 000 organismes et partenaires locaux (municipalités, services de garde, établissements de santé et de services sociaux, écoles, organismes communautaires, etc.) ont déployé́ des projets qui ciblent le développement de 286 000 enfants de 0-5 ans afin qu’ils arrivent à l’école outillés pour réussir leur cheminement scolaire; 
  • 75 % des actions engagées par les instances régionales de concertation (IRC) ciblent des enfants avec des difficultés d’apprentissage en milieux défavorisés ou récemment immigrés; 
  • Des centaines d’entreprises ont adopté des pratiques favorisant la conciliation travail-études. 

 



Ce qu’il reste à faire 4

Créer des conditions favorables à l’apprentissage des jeunes 

  • Valoriser la petite enfance, l’éducation, les écoles, les enseignants et la formation professionnelle afin d’agir sur les aspirations des jeunes et sur la motivation du personnel; 
  • Favoriser l’arrimage des actions de la famille, de l’école et de la communauté; 
  • Travailler de concert avec les gens d’affaires pour encourager la mise en place de mesures de conciliation études-travail; 
  • Favoriser la participation des jeunes aux exercices et aux mécanismes démocratiques; 
  • Valoriser l’éducation sous toutes ses formes : petite enfance, primaire, secondaire et formation professionnelle. 

Valoriser et accompagner les parents tout au long du développement de leurs enfants (0-20 ans) 

  • Valoriser le rôle des parents sur la persévérance scolaire de leurs enfants; 
  • Faciliter la relation entre les parents, les éducateurs, les enseignants et les instances scolaires et communautaires. 

Favoriser le développement des enfants dès la petite enfance 

  • Expliquer l’impact du développement de l’enfant sur sa persévérance scolaire; 
  • Soutenir les initiatives qui contribuent au développement des compétences des enfants (sphères affectives, sociales, motrices, langagières et cognitives). 

Agir davantage dans les milieux défavorisés 

  • Prendre en compte les disparités géographiques dans l’allocation des ressources; 
  • Mieux cibler les publics des milieux défavorisés pour lesquels sont développées les actions prioritaires; 
  • Aussi, tenir compte de la présence d’enfants issus de l’immigration et des réalités particulières des communautés autochtones; 
  • Poursuivre l’adoption et la mise en œuvre de mesures de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale. 

Collectif d’auteurs (2013). Poursuivons le mouvement pour la persévérance et la réussite scolaires au Québec (version du 29 octobre 2013), Groupe d’action sur la persévérance et la réussite scolaires au Québec.